C'est la question que tout débutant se pose, et c'est la bonne question. Le japonais est une langue qui récompense ceux qui respectent un ordre logique et qui décourage ceux qui s'y jettent sans structure.

Voici l'ordre que je recommande après trente ans de pratique et d'enseignement.

1
Les hiragana Deux à trois semaines de pratique quotidienne suffisent. C'est non négociable ; sans les hiragana, on ne peut rien lire, rien écrire, rien retenir correctement.
2
Les katakana Plus rapides à assimiler que les hiragana parce qu'on les aborde avec la même logique, déjà intégrée. Une à deux semaines supplémentaires.
3
Vocabulaire de base + premières structures grammaticales En parallèle. C'est là qu'une méthode structurée comme Minna no Nihongo prend tout son sens : elle évite de se noyer dans des ressources dispersées.
4
Les kanji, progressivement Intégrés au vocabulaire. Ne jamais apprendre un kanji hors contexte.

Cet ordre, c'est celui de mes niveaux

C'est exactement cet ordre qui structure les niveaux de Nihongo Dōjō. Le N8 correspond à la maîtrise des deux alphabets phonétiques (hiragana et katakana). Le N7 couvre les leçons 1 à 8 de Minna no Nihongo, le N6 les leçons 9 à 16, et ainsi de suite jusqu'au N4. Chaque niveau représente environ un semestre de travail régulier - un élève qui s'y consacre sérieusement peut atteindre le N5 officiel en un an et demi à deux ans en partant de zéro.

Ce qui ne fonctionne pas

Commencer par les kanji, apprendre le japonais "par les animés" sans support structuré, ou utiliser uniquement une application mobile comme seul outil d'apprentissage.

Ces approches peuvent donner l'illusion de progresser. Mais sans structure solide, les acquis restent fragmentaires et difficiles à consolider.